Salut à tous !

Aujourd'hui, une critique de "BD" suite à son envoi par Priceminister (Merci!!!) dans le cadre de "La BD fait son festival 2014".

priceminister festival bd 2014

Cette seconde fois, j'ai opté pour Pascal Rabaté, Fenêtres sur rue : Matinées / Soirées.

fenetresurrue rabate pascal

Le speech :
"Si une fenêtre est une ouverture qui permet d'assurer l'aération et la lumière... elle permet aussi d'assurer la vue... Vue sur d'autres fenêtres derrière lesquelles se déroulent des histoires de couples, des histoires d'amour, de séparation, de tromperie, et pourquoi pas des histoires de meurtre.

C'est un travail à temps plein de regarder à la fenêtre, de surveiller, de guetter... D'ailleurs, retournons-y... Il ne faudrait pas rater quelque chose."

Ce que j'en ai pensé :
Vous l'aurez compris, le lecteur hérite du rôle de spectateur, d'un voisin, un peu voyeur sur les bords. Le livre est comme une fenêtre, la vôtre, et de là vous voyez l'immeuble d'en face, ses habitants. Vous devinez ce qu'ils vivent, leurs déceptions, leurs colères, leurs joies, leurs pleurs.

Pour moi, la force de ce livre-objet est que chaque lecteur se fera ses propres histoires, puisqu'il n'y a aucune bulle. A vous de regarder chaque fenêtre, d'être surpris par tel personnage, de rire de l'audace de certains autres. Tout le sens se créer dans la façon de lire et dans l'oeil du lecteur.
Le livre est construit en accordéon. Un côté pour les matinées, un autre pour les soirées. De sorte, le lecteur peut lire une partie puis la seconde. Ou bien, d'une autre façon, pour laquelle j'ai opté, de lire une matinée et enchaîner sur la soirée, puis le lendemain et le soir, etc... Le souci avec cette façon, c'est que l'on doit retourner le livre un peu dans tous les sens. Cependant, ça ne m'a pas perturbée plus que ça.
Je ne saurai vous expliquer l'attraction qu'a ce livre sur moi. Je l'ai lu peut-être 3 fois de suite lorsque je l'ai reçu, en me rendant compte à chaque fois de nouveaux détails.

La démarche de Pascal Rabaté est inscrite sur la couverture : "une pièce sans paroles en dix tableaux et un décor". Cette démarche m'a plue car tous les petits personnages, qui sont reconnaissables plus par leurs habits que leurs visages, sont en fait des acteurs ! J'entends par là que la dernière page représente toute la troupe qui salue le lecteur. De même sur la couverture, on les voit en coulisses.

Bref, en trois mots comme en mille: j'ai adoré ! S'il fallait lui noter une note sur 20, je lui mettrai un 17 !

Voici quelques planches pour comprendre ce livre un peu singulier :

fenetres sur rue matinee

FenetresSurRue salutations

fenetressurrue soiree