Poppy's on a Zeppelin

Questionnaire "Vous et les MOOC"

MOOC_simpson

Hello Blogo !

 

Avant de délaisser ce blog pour en chérir un autre, j'ai besoin de votre participation.

Je suis étudiante et ai un questionnaire à administrer pour mon mémoire (en ligne, 5 minutes maxi, pas une seconde de plus, promis, juré, craché).

Mon questionnaire porte sur les participant(e)s de Massive open online courses (MOOC = cours en ligne).

Donc si vous connaissez ce mot étrange, au sigle propice à des jeux de mot douteux, si vous êtes inscrit(e)s à l'un d'eux, Welcome !

Le questionnaire est ici : http://goo.gl/forms/1gbUogcWgn

Et je vous remercie pour votre temps et votre aide ! :)

P.S. : si vous avez des questions, je répondrai avec plaisir. De même, si vous désirez les résultats de mon enquête, je vous les ferai parvenir au plus vite. Pour cela, indiquez en bas du questionnaire une adresse mail.

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Déménagement

new blog

Hello hello !

Petite annonce importante : mon blog déménage pour une collaboration avec Murphy de Damn Murphy. De la sorte, nous avons prévu de vous proposer des chroniques plus complètes sur des ouvrages de l'ordre des littératures de l'imaginaire toujours. Le blog en est encore à sa phase "nouveau-né" et risque de passer entre nos mains de savants fous pendant encore quelques temps. Merci de votre compréhension.

Voici le nouveau point de ralliement: http://murphypoppy.canalblog.com.

Au plaisir de vous y revoir ! :)

 

 

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01 novembre 2014

Les filles mortes se ramassent au scalpel / Gudule

Halloween ... Certains reviennent dans le monde des vivants. Moi j'ai plutôt choisi de revenir parmi la blogosphère, après un temps mort (remarquez quand même que j'ai changé la structure du blog et la bannière. Ce n'est que le début ;-) ).

Amis des jeux de mot et de l'humour noir, bonsoir !

gudule les filles mortes se ramassent au scapel

J'ai choisi, pour frissonner d'épouvante, Les filles mortes se ramassent au scalpel de Gudule, qui est le tome 2 des intégrales de la Dame.
Le titre m'a été de suite sympathique, mais dois-je le préciser ?
La couverture, dans ses teintes automnales et malsaines, m'a attiré l'oeil. Et pourtant, après avoir lu les 2 premiers romans, je l'ai délicatement déposé dans ma bibliothèque pour ne le sortir que plusieurs années plus tard.

Ainsi, je ne parlerai que d'un seul roman : Un amour aveuglant.
Les premiers ne m'ont laissés aucun souvenir, et pour le reste... je donne la couleur, je ne le lirai peut-être que dans quelques années.

Résumé : Nina est lycéenne, apprentie-journaliste pour le journal de son bahut, et s'est portée volontaire pour rencontrer et écrire un article sur Raphaël Gauthier, un auteur de BD assez talentueux. Celui-ci se fait interner dans un hôpital psychiatrique par Jeanne, son ex borgne, non sans raison. Pour Nina, il ne fait aucun doute : Jeanne, jalouse, tente de les éloigner. La lycéenne décide alors de sortir son "amant" de l'asile, quitte à le kidnapper.

Mon avis : Gudule joue sur 2 plans : l'histoire de Nina et Raph, entrecoupée par celle de Jeanne et de l'auteur de BD, 20 ans plus tôt. Le lecteur peut comprendre les circonstances qui ont fait de l'homme un maniaco-dépressif, schizophrène et autres joyeusetés.

L'écriture est simple et directe, le roman assez court. Certaines scènes font leurs petits effets (le trafic d'organes d'oeil) et sont angoissantes à souhait. Malheureusement, j'ai trouvé certains comportements pas crédibles, et je crois que c'est pour cela que je n'ai pas accroché plus que ça. J'ai trouvé des passages confus (ou bien la confusion venait de moi, que ça m'étonnerait pas). Je ne me suis identifiée à aucun personnage.

J'imagine en avoir trop attendu. Je m'attendais à être épouvantée, horrifiée. C'était pour cela d'ailleurs que j'avais choisi de lire ce roman. Tant pis. Je le range de nouveau dans la bibliothèque pour une période indéterminée.

Et vous, quels livres ont délicieusement fait accéléré votre palpitant ?
Lesquels, au contraire, vous ont déçu ?

15 juin 2014

Anno Dracula de Kim Newman

Pour commencer les vacances, mes lectures m'ont menée à Londres, en 1 888 précisément (les connaisseurs reconnaîtront aussitôt).

ANNO-DRACULA--33--vdefRésumé :

Londres, 1888.
L’obscur voile de la terreur est tombé sur la capitale depuis que la reine Victoria  s’est unie au sulfureux comte Dracula. Sous son influence, les citoyens sont de  plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants.
Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, un assassin surnommé Scalpel d’Argent massacre les prostituées aux canines un peu trop aiguisées. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à  la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume.

Mon avis :

Nous suivons plusieurs personnages, certains ayant joué un rôle dans Dracula, d'autres sortant de l'imagination de Newman. Ainsi, nous faisons la connaissance de Geneviève Dieudonné, une vampire qui présente l'aspect d'une adolescente de 16 ans, qui travaille avec le Dr. Seward (dans Dracula, le prétendant éconduit par Lucie). Elle fera la rencontre de Charles Beauregard avec qui avec qui elle enquêtera sur les meurtres se déroulant à Whitechapel.

Newman fait également intervenir des personnages historiques (Florence Stoker, Joseph Merrick plus connu en tant que elephantman, Jack l'éventreur évidemment, etc...), et fait des clins d'oeil à plusieurs personnages de la littérature de l'époque (le Dr. Jekyll par exemple).
L'auteur a fait énormément de recherches sur cette époque et cela se sent. Malgré quelques longueurs, l'Angleterre victorienne est clairement reconstituée, aussi bien depuis les bas-fonds de Whitechapel que depuis le perchoir "aristocratique".

L'écriture est fluide et le lecteur est pris dans l'histoire, découpée en plusieurs courts chapitres, à l'image des romans-feuilletons de la fin du XIXème siècle.

Jack l'éventreur est une voix majeure du livre puisque nous pouvons lire son journal intime (clin d'oeil à ce journal appartenant soit-disant au meurtrier mais qui s'avère être un canular ?). L'enquête historique est reprise en détail et adaptée à une société où les vampires prennent le pouvoir. Les "lettres" de l'éventreur sont incluses dans l'histoire, de même que l'ordre chronologique des meurtres (et double-meurtre).

Ce côté de l'histoire m'a particulièrement plue, étant intriguée comme beaucoup par cette énigme criminelle.

Finalement, Anno Dracula est pour moi, malgré des faiblesses certaines, une histoire prévisible et une fin bâclée, la suite possiblement logique du chef d'oeuvre de notre cher Bram Stocker. C'est une uchronie, vous me direz, donc pas tellement dans la descendance de Dracula. Soit, mais Dacre Stoker et Ian Holt, en reprenant les ingrédients de l'aieul du premier, ont lamentablement échoué dans l'écriture d'une suite (Dracula l'immortel). Bref, si Dacre et Ian n'ont pas le génie, Kim a montré tout son talent et je ne me suis pas ennuyée à la lecture de ce petit pavé livre.

26 mai 2014

L'épouvante de Maurice Level

epouvante maurice levelRésumé :

Un jeune journaliste parisien découvre, par hasard, trois assasins après leur forfait et, par déduction, le lieu du crime. A la vue de la victime et de son environnement, il décide de falsifier les preuves laissées par les meurtriers et d'en créer de nouvelles qui lui permettraient de réaliser un scoop... Mal lui en prend car il va vivre... l'Épouvante!

Mon avis :

Au cours du challenge à 1 000 de la semaine dernière, j'ai opté pour cette lecture, tombée dans le domaine public et téléchargeable ici pour les intéressé(e)s.
Téléchargée par hasard, je ne connaissais pas l'auteur ni ce qui m'attendait vraiment durant cette lecture. Ce fut une très belle surprise.

La plume de l'auteur est juste typique du style de l'époque : des passages descriptifs, lyriques jouant sur une montée en suspense qui atteint son paroxysme lentement mais sûrement, tenant le lecteur en haleine jusque dans les toutes dernières lignes.

Le personnage principal, le journaliste qui nous narre l'histoire, possède quantité de défauts : quelque part imbu de lui-même, se pensant supérieur à ses confrères et à la police, il va trafiquer une scène de crime pour que tous partent sur de mauvaises pistes afin de garder l'exclusivité de l'enquête pour lui. Cependant, les choses ne vont pas se passer comme prévues. Tout d'abord, il ne pourra pas enquêter sur les vrais truands, s'étant placé dans un engrenage dont il n'arrive pas faire surface.
Ensuite et sans surprise, la police le considère comme un suspect certain et enquête sur lui, et non pas sur les trois assassins dont finalement on n'entendra pas tellement parler au cours de l'histoire. De ce fait, cela conforte le journaliste dans son idée qu'il est supérieur à la police et à ce système judiciaire alors en place.

Plusieurs fois, au cours de ma lecture, je me suis arrêtée et dis que ce personnage était un vrai sociopathe, risquant la prison et la guillotine, alors en activité à l'époque, simplement pour prouver l'inefficacité de la police face à un crime dont la scène a été trafiqué.

Cependant l'histoire, courte puisque comprenant 131 pages, tient en haleine jusqu'au bout.

Je reprocherai par contre la conclusion un peu trop rapide à mon goût.

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24 mai 2014

Le miroir noir et autres curiosités de Francis Thievicz

 

96223416_o4ème de couverture :

« Ne voulais-tu pas un crâne hydrocéphale ? Le voilà... ria-t-il. Tu peux le voir encore vivant, survivant grâce à d'ingénieux et expérimentaux procédés. Mais si tu préfères, tue-le et garde-le pour toi, égoïste monomaniaque.
– Je dois avouer que je suis maintenant sur le point de me demander si ce n'est pas là la solution.
– Vraiment ? »

Mon avis :

J'ai passé un très bon moment à la lecture de ce livre, au format plutôt petit et aux 13 nouvelles décadentes, insolites, assez courtes, qui mettent en scène Henry, notre narrateur, introduit par son ami Mycroft dans le Club des Curiosités. De curieux objets, d'étranges êtres humains défilent sur la scène, ou hors les murs du club, devant un groupe à la verve bien insolente, ironique, philosophique.

Les personnages sont délicieux, autant que la plume de l'auteur. Les histoires mêlent grotesque et fantastique fin-de-siècle.

Un style précieux, élégant, mais un petit bémol toutefois : quelques coquilles sont à notées. Sauf que, pour tout vous dire, je n'ai pas spécialement percutée sur ces fautes. C'est Damn Murphy qui me les a fait remarqué.

Cela ne m'a pas empêché d'adorer ce recueil, comme Damn Murphy qui en propose une critique également.

En conclusion, c'est un livre que je relirai sans aucun doute et qui m'a permis une première approche de l'univers riche, poétique, brulesque, plaisant à souhait de l'auteur dont les autres ouvrages, dans la même veine, iront prochainement rejoindre ma bibliothèque, ça oui !

19 mai 2014

Week-end à 1 000 !

En traînant sur Hellocoton, plusieurs articles ont accroché mon regard, qui expliquent le principe du "Week-end à 1000".

Organisé par Lili Drawinthecity, il s'agit de lire 1 000 pages, à partir du vendredi 16 mai, 19h jusqu'au dimanche 18 mai, minuit.

Les inscriptions se font ici.

weekendamile

N'ayant jamais participé à un challenge "Week-end à 1 000" pour des raisons de timing surtout, je me lance cette fois. Comme une gamine, j'ai des étoiles dans les yeux en regardant les prochains livres-victimes de ma frénésie. Pour le moment, je ne sais pas tellement sur lesquels je vais me jeter.

Je vais tenter de privilégier aussi bien des epub que des livres format papier.

Finalement, lundi 19 mai :

Le week-end est passé à une telle vitesse que je termine le challenge avec "seulement" 405 pages tournées. Cependant, j'ai pu lire 2 epub et bien avancé un troisième bouquin. Ils étaient : 

- Maurice Level, L'épouvante : pour les possesseurs de liseuse, vous pouvez le télécharger ici, étant tombé dans le domaine public.

- Jean-Pierre Andrevon, Zombies, un horizon de cendre : téléchargeable à petit prix ici, pour les intéressés.

Et enfin, une anthologie sur les Continents perdus, dirigée par Thomas Day.

Vous pouvez retrouvez ma critique sur Maurice Level ici.

En attendant, je retire des avantages certains à participer à ce genre de challenge et je compte en faire une habitude.

les-continents-perdus-thomas dayzombies, un horizon de cendres jean pierre andrevon

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10 mai 2014

Douze / Jasper Kent

Résumé12 jasper kent

Le capitaine Aleksei Ivanovitch Danilov a depuis longtemps oublié les créatures légendaires qui le terrifiaient quand il était enfant. En cet automne 1812, il fait face à un ennemi bien plus tangible : la Grande Armée de Napoléon Bonaparte. Les villes sont tombées les unes après les autres devant l’avancée des Français ; à présent, seul un miracle pourrait les empêcher de prendre Moscou. En désespoir de cause, Aleksei et ses camarades font appel à un groupe de douze mercenaires venus du fin fond de l’Europe chrétienne, les Oprichniki. Ils prétendent pouvoir renverser le cours de la guerre. Les Russes n’y voient que vantardises ; ils ont pourtant tôt fait de découvrir que les douze sont capables de tenir leurs promesses. Devant de telles prouesses, Aleksei se remémore les contes de son enfance et commence à comprendre la véritable et horrible nature de ces douze étrangers…

Ce que j'en ai pensé

Ce livre me tentait depuis quelques mois mais ce n'est que récemment que j'ai pu mettre le nez dedans et ne le ressortir qu'une fois la dernière page tournée.
Le cadre c'est la guerre napoléonienne qui est le début d'une histoire que j'ai trouvé sombre, glauque, prenante. Pourtant notez bien que les livres relatant des guerres sur fond historique ne sont pas mon truc.
Ici, on suit une petite troupe de soldats, dont le capitaine Aleksei Ivanovitch Danilov, qui, face à la progression inéluctable des troupes ennemies françaises sur Moscou, demande l'aide des Oprichniki. Douze mercenaires qui font preuve d'une stratégie de guerre peu commune et commettent de sérieux ravages ... la nuit.
Évidemment, on comprend très vite, en même temps qu'Aleksei, personnage qui nous raconte l'histoire, que ce sont des vampires. De ce fait, les Oprichniki deviennent ses ennemis.

J'ai aimé Aleksei, un personnage que j'ai trouvé d'abord un peu manichéen sur les bords mais pas exempt de défauts. On le découvre évoluer au long de l'intrigue. Je dirai qu'il gagne en nuances au fur et à mesure. Plusieurs thèmes humains, émotionnels, psychologiques sont abordés à travers son regard : remords, culpabilité, amour, haine. Et le lecteur assiste à des scènes crues, sanglantes, immorales, sadiques, le plus souvent chocs. N'oublions pas le contexte de la guerre et ses ravages, décrits de façon très imagée et surtout les "frasques"  sanguinaires des vampires.
Si vous avez déjà lu quelques unes de mes chroniques, vous savez que je n'aime pas particulièrement ce qu'est devenue la figure du vampire (notamment dans la bit-lit). C'est donc avec des a priori que j'ai commencé la lecture. Pourtant, si, ici le vampire répond à des "normes" que l'on connaît tous (crainte du soleil, les façons de les tuer), Kent a fait le choix d' "innover" sur certains sujets. Je ne développerai pas plus cette idée, étant relative à certaines révélations-clé de l'histoire.

En quelques mots, le livre est réellement prenant. C'était un réel plaisir de retrouver les personnages, même certains vampires que j'ai trouvé plutôt charismatiques, de retenir ma respiration lors de missions d'infiltration ou de m'attrister du sort de personnages principaux comme secondaires. On passe par toute une palette d'émotions au fil des pages.

Mes quelques maigres reproches sont certaines longueurs, des réponses à des situations prévisibles et des questions auxquelles le livre ne répond pas.

Pour sa défense, il semblerait qu'il existe une suite à ce livre qui ne sera malheureusement pas traduite par les éditions Bragelonne.

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30 mars 2014

Fenêtres sur rue de Pascal Rabaté

Salut à tous !

Aujourd'hui, une critique de "BD" suite à son envoi par Priceminister (Merci!!!) dans le cadre de "La BD fait son festival 2014".

priceminister festival bd 2014

Cette seconde fois, j'ai opté pour Pascal Rabaté, Fenêtres sur rue : Matinées / Soirées.

fenetresurrue rabate pascal

Le speech :
"Si une fenêtre est une ouverture qui permet d'assurer l'aération et la lumière... elle permet aussi d'assurer la vue... Vue sur d'autres fenêtres derrière lesquelles se déroulent des histoires de couples, des histoires d'amour, de séparation, de tromperie, et pourquoi pas des histoires de meurtre.

C'est un travail à temps plein de regarder à la fenêtre, de surveiller, de guetter... D'ailleurs, retournons-y... Il ne faudrait pas rater quelque chose."

Ce que j'en ai pensé :
Vous l'aurez compris, le lecteur hérite du rôle de spectateur, d'un voisin, un peu voyeur sur les bords. Le livre est comme une fenêtre, la vôtre, et de là vous voyez l'immeuble d'en face, ses habitants. Vous devinez ce qu'ils vivent, leurs déceptions, leurs colères, leurs joies, leurs pleurs.

Pour moi, la force de ce livre-objet est que chaque lecteur se fera ses propres histoires, puisqu'il n'y a aucune bulle. A vous de regarder chaque fenêtre, d'être surpris par tel personnage, de rire de l'audace de certains autres. Tout le sens se créer dans la façon de lire et dans l'oeil du lecteur.
Le livre est construit en accordéon. Un côté pour les matinées, un autre pour les soirées. De sorte, le lecteur peut lire une partie puis la seconde. Ou bien, d'une autre façon, pour laquelle j'ai opté, de lire une matinée et enchaîner sur la soirée, puis le lendemain et le soir, etc... Le souci avec cette façon, c'est que l'on doit retourner le livre un peu dans tous les sens. Cependant, ça ne m'a pas perturbée plus que ça.
Je ne saurai vous expliquer l'attraction qu'a ce livre sur moi. Je l'ai lu peut-être 3 fois de suite lorsque je l'ai reçu, en me rendant compte à chaque fois de nouveaux détails.

La démarche de Pascal Rabaté est inscrite sur la couverture : "une pièce sans paroles en dix tableaux et un décor". Cette démarche m'a plue car tous les petits personnages, qui sont reconnaissables plus par leurs habits que leurs visages, sont en fait des acteurs ! J'entends par là que la dernière page représente toute la troupe qui salue le lecteur. De même sur la couverture, on les voit en coulisses.

Bref, en trois mots comme en mille: j'ai adoré ! S'il fallait lui noter une note sur 20, je lui mettrai un 17 !

Voici quelques planches pour comprendre ce livre un peu singulier :

fenetres sur rue matinee

FenetresSurRue salutations

fenetressurrue soiree

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23 février 2014

Moi, Lucifer de Glen Duncan

94051085_o4ème de couv' :

Prisonnier (par la volonté de Dieu) du corps d'un écrivain fraîchement suicidé et chichement membré, Moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des Ténèbres, de l'Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l'Univers Visible et Invisible (demandez donc à Ève, cette petite garce), j'ai décidé — ta-daaah ! — de tout dire. Tout ? Presque. Le funk. Le swing. Le boogie. Le rock. C'est moi qui ai inventé le rock. Si vous saviez tout ce que j'ai inventé : la sodomie, bien sûr, la fumette, l'astrologie, l'argent... Bon, on va gagner du temps : tout, absolument tout ce qui vous empêche de penser à Dieu. C'est-à-dire à peu près tout ce qui existe.

Mon avis :

Livre offert pour les fêtes, j'ai trouvé la couverture assez jolie et le résumé plutôt intriguant. Comprenez que lire l'autobiographie de Lucifer, teintée d'ironie et d'humour noir pouvait s'avérer drôlement intéressant, d'autant plus que je ne connaissais pas l'existence de ce livre ni celle de l'auteur.

Lucifer investit donc le corps d'un écrivain raté, par la volonté de Dieu, au moment ou celui-ci se suicide, et ce, pendant un mois.
Si, au départ, j'ai trouvé l'histoire assez rock 'n roll et marrante, ce roman m'a très vite lassée. Lucifer fait des digressions à n'en plus finir, le nombre de parenthèses est effarant. L'histoire en elle-même reste prévisible, comme le personnage diabolique qui se veut provoquant (on aura à ce sujet toute une large gamme d'anecdotes sexuelles, criminelles ou non, des uns ou des autres personnages).

Honnêtement, je suis passée par trois stades au cours de cette lecture. Les 60 premières pages, de souvenirs, car je n'ai pas réussi à le lire en une seule fois, étaient assez plaisantes. On découvre un personnage à l'humour si particulier et ses premiers pas en tant qu'Homme.
L'indifférence a pointé son nez ensuite et, j'avoue, mea culpa, que j'ai du survoler les cinquante dernières pages tellement la lecture m'est devenue pénible (les parenthèses, les mêmes thèmes qui reviennent, les digressions).

Pour conclure, ce n'est pas un livre auquel j'ai accroché, bien que le sujet pouvait s'avérer assez original. Finalement, c'est plus son 
format que son propos qui m'a gêné. Trop long et donc trop répétitif à mes yeux, pourtant vous me direz 345 pages ce n'est pas énorme non plus. Et pourtant... J'imagine que sous la forme d'une novella, je l'aurai mieux digéré.

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