epouvante maurice levelRésumé :

Un jeune journaliste parisien découvre, par hasard, trois assasins après leur forfait et, par déduction, le lieu du crime. A la vue de la victime et de son environnement, il décide de falsifier les preuves laissées par les meurtriers et d'en créer de nouvelles qui lui permettraient de réaliser un scoop... Mal lui en prend car il va vivre... l'Épouvante!

Mon avis :

Au cours du challenge à 1 000 de la semaine dernière, j'ai opté pour cette lecture, tombée dans le domaine public et téléchargeable ici pour les intéressé(e)s.
Téléchargée par hasard, je ne connaissais pas l'auteur ni ce qui m'attendait vraiment durant cette lecture. Ce fut une très belle surprise.

La plume de l'auteur est juste typique du style de l'époque : des passages descriptifs, lyriques jouant sur une montée en suspense qui atteint son paroxysme lentement mais sûrement, tenant le lecteur en haleine jusque dans les toutes dernières lignes.

Le personnage principal, le journaliste qui nous narre l'histoire, possède quantité de défauts : quelque part imbu de lui-même, se pensant supérieur à ses confrères et à la police, il va trafiquer une scène de crime pour que tous partent sur de mauvaises pistes afin de garder l'exclusivité de l'enquête pour lui. Cependant, les choses ne vont pas se passer comme prévues. Tout d'abord, il ne pourra pas enquêter sur les vrais truands, s'étant placé dans un engrenage dont il n'arrive pas faire surface.
Ensuite et sans surprise, la police le considère comme un suspect certain et enquête sur lui, et non pas sur les trois assassins dont finalement on n'entendra pas tellement parler au cours de l'histoire. De ce fait, cela conforte le journaliste dans son idée qu'il est supérieur à la police et à ce système judiciaire alors en place.

Plusieurs fois, au cours de ma lecture, je me suis arrêtée et dis que ce personnage était un vrai sociopathe, risquant la prison et la guillotine, alors en activité à l'époque, simplement pour prouver l'inefficacité de la police face à un crime dont la scène a été trafiqué.

Cependant l'histoire, courte puisque comprenant 131 pages, tient en haleine jusqu'au bout.

Je reprocherai par contre la conclusion un peu trop rapide à mon goût.