Angleterre, 1348. La peste sévit, rendant les villes et villages déserts, tuant sans discernement. Camelot, un vendeur de reliques, qui est le narrateur, choisit de faire route vers le nord, là où la maladie ne s'est pas encore déclarée. Sur son chemin, il rencontrera 8 autres personnages : une enfant, un couple dont la femme est enceinte, un musicien et son élève, un magicien, un conteur et une guérisseuse. Ensemble, ils voyageront. Or, au fils de leur périple, des morts vont se succéder. Noyade, pendaison, ... En plus de tenter de fuir la peste, ils devront échapper à l'assassin parmi eux.

la compagnie des menteurs

Mon avis restera mitigé. Je voulais lire ce thriller historique depuis un certain temps, consultant des critiques qui l'encensait. Ma déception n'en est que plus grande. ça m'apprendra tiens à lire les critiques avant le livre !

Finalement, si l'histoire est prenante, allant de rebondissements en coups de théâtre, seule la résolution ne m'a pas plue. On ferme le livre en se demandant : tout ça pour ça ?!

Ceci dit, cela reste une bonne lecture. L'auteure s'est énormément documentée sur l'époque. L'écriture est fluide. Les scènes sont parfois un peu crues, sanglantes. Je pense notamment au mariage des infirmes, et à l'accouchement d'Adela. Il ne faut pas craindre. 

Concernant les personnages, ils ont tous une personnalité différente qui va fluctuer, évoluer selon les événements. Chacun révèlera son petit secret, et parfois trop très facilement à mes yeux. Le narrateur fait montre d'une grande perspicacité et attention à ce qui l'entoure, pourtant lors des meurtres, il préfère croire à de simples accidents (oui, bon, jusqu'à ce qu'un des membres soit démembré, ça met la puce à l'oreille). Sur la fin, j'ai d'ailleurs trouvé le narrateur trop lisse, trop "bon gars". Mais enchaîner cette lecture après Gagner la guerre de Jaworski n'arrange rien.

L'auteure a donc basée son histoire sur une documentation solide, sur des rebondissements, me faisant suspecter, tour à tour, tous les membres de la compagnie. Le côté whodunnit, "huit-clos", ce petit ingrédient qui me fera bouquiner ou non, m'a laissée sur ma faim. Trop léger.

Je ne regrette pas cette lecture quand même.

Dans un registre un peu différent de par l'époque, Les dix petits nègres d'Agatha Christie est une réussite. A tel point que repris au cinéma. Je ne donnerai aucun titre pour ne rien spoiler. ;)