Après avoir lu La nuit des saisons mortes de Violet Hunt, livre que j'ai apprécié très fort, je me suis laissée tenter par le recueil de quatre nouvelles, Owen Wingrave de Henry James qui n'était ni plus ni moins qu'un proche de Violet. Ce que j'ai retenu de la postface de Jacques Finnée dans l'oeuvre de cette dernière, c'est qu'ils écrivaient le même genre de fantastique : celui qui se glisse silencieusement mais sûrement.

Owen_Wingrave 

Quatre nouvelles donc, avec un motif récurrent : celui de l'identité.

La première nouvelle, qui porte le nom du recueil, raconte l'histoire d'un jeune homme (Owen, naturellement), issu d'une famille militaire de père en fils. Or Owen n'est pas attiré par la vie militaire et s'y refuse, après avoir suivi, dans un premier temps, les traces de ses ancêtres. Son entourage va tenter de le faire changer d'avis et, pour cela, l'amène, pour quelques jours de repos, dans la demeure familiale dont on raconte qu'une des chambres serait hantée.

Honnêtement, je n'ai pas accroché à cette histoire. Je l'ai trouvé trop longue à se mettre en place, trop de description. Et, malheureusement, parfaitement prévisible.

Sir Dominick Ferrand était un homme d'état à la réputation solide. Dans cette nouvelle, Peter Baron, un écrivain qui souhaite connaître le succès, fait l'achat d'un bureau dans lequel des lettres de Ferrand ont été caché, qui pourraient ternir son image. Parallèlement, Peter tombe amoureux de sa voisine, Mme Ryves, qui lui fait promettre, suite à une intuition, de se débarrasser de ses lettres.

Ici, je suis entrée dans l'histoire. Le fantastique s'immisce dans la vie de Peter, par l'intermédiaire de Mme Ryves, qui elle-même ne comprend pas cette intuition qui la pousse à supplier son voisin de détruire ces lettres découvertes par hasard, sans même savoir qu'elles sont écrites par un homme d'état. Malheureusement, la fin est prévisible, et l'histoire assez longue à se mettre en place.

La vie privée : plusieurs artistes se réunissent pour passer quelques jours de vacance ensemble. C'est alors que l'on découvre qu'un des membres n'existe pas sans public, tandis qu'un autre membre est double : pendant qu'il "parade" au cours de dîners, son double écrit, un étage plus haut.

C'est probablement la nouvelle qui m'a le plus plu (bien que ce ne soit pas difficile). Etant donné qu'on suit deux histoires, Henry James sait toujours s'arrêter au moment où le lecteur est sur le point d'apprendre ouvertement ce qu'il se passe. L'histoire m'a semblé moins longue à se mettre en place, à mon plus grand bonheur :)

Le coin plaisant : Spencer Brydon revient dans la maison de son enfance après une longue absence. Or il semblerait que celle-ci soit hantée.

Je vais me répéter mais l'histoire est super longue à se mettre en place. L'idée était vraiment géniale. Pour moi, il y avait simplement trop de descriptions.

En conclusion : Il m'a fallu prendre quelques jours, le temps de digérer ce livre tant la lecture a été difficile, avant d'écrire dessus. Les descriptions sont trop longues et l'idée de départ, développée sur des dizaines de pages, n'est au final qu'un prétexte à amener notre héros ou héroïne dans un lieu particulier, endroit où le fantastique se dévoile enfin. C'était ma première rencontre avec Henry James, et bien que j'en sois déçue, je tenterai quand même de lire d'autres textes de cet auteur, puisqu'il semblerait que c'était un écrivain talentueux.