la dame n13Je suis très sélective dans l'achat et la lecture d'un livre. J'ai bien d'autres tocs, comme de me forcer à finir un bouquin auquel je n'accroche pas mais ça, c'est une autre histoire. Donc j'essaie de me soigner et de découvrir des écrivains vers lesquels je ne serai jamais allée si je ne perçais pas régulièrement ma bulle.

C'est en cherchant quoi me mettre sous la dent (sous l’œil ?) sur Internet et une envie subite de lire de la littérature espagnole que je suis tombée sur ce livre. Oui, comme une envie subite de manger du chocolat ou d'être sympa dans le métro, ou même, damnation suprême, de remuer son popotin en faisant du sport. Un truc qui sort de nulle part quoi.

La Dame n° 13  m'a séduite (notez que le livre a aussi été édité chez "J"ai lu", moins cher mais aussi moins beau). Le résumé et les différents commentaires glanés de-ci, de-là m'ont poussé à commettre l'irréparable (ou presque) et a céder à la tentation. 

Je me retrouve donc à faire la connaissance de Salomon Rulfo, un gars complètement paumé, et de Raquel, une prostituée complètement soumise à son mac, autant qu'une bonne poire est soumise à la gravité. Ces personnages vont se rencontrer autour d'une intrigue fantastique et assez gore : un cauchemar les mène vers une maison où l'occupante a été torturé et tué. Quel est le lien entre ce crime horrible et ces deux personnages ? Les Muses, sortes de sorcières immortelles, qui, en passant par des méthodes sadiques et violentes, arrivent à inspirer les poètes afin que ces derniers "accouchent" de vers de pouvoirs. Car la parole est une arme et les mots, bien formulés et récités deviennent un pouvoir qui influe sur le monde : hommes et choses. Pour imager, rappelez-vous le fameux "Sésame, ouvre-toi" mais là, c'est quand même beaucoup moins gentillet. Car le livre est ponctué de scènes crues, choquantes pour les âmes sensibles. Un vers peut vous faire vous prostituer. Bienvenues dans le monde de la poésie !

Ce que j'en ai pensé :

Le livre se lit très vite. N'étant pas une friande de polar, ce côté-là de l'histoire m'a un peu rebutée. D'autant plus qu'à la 200ème page environ, le livre devient prévisible.

Ce qui m'a rebutée, ce sont les personnages en eux-mêmes que j'ai trouvé caricaturés à l'extrême.

Par contre, j'ai aimé les références aux poètes de toutes époques : Milton, Dante et compagnie. Même si j'aurai aimé que les liens entre poètes et Muses soient un peu plus creusés.

En conclusion : le livre m'a déçue ! Je me suis trop laissée illusionner par les critiques positives. Il a de bons points, mais se focalisent trop sur des pans d'histoires qui n'ont rien à voir avec l'intrigue. Même si, ça l'a fait avancée car rien n'est jamais gratuit.

Si vous aimez les polars fantastiques, n'hésitez pas et ne vous fiez pas du tout à ma courte critique, un peu trop pessimiste et beaucoup trop subjective.

Si l'envie vous prend  ;)